Un arrêté publié le 9 janvier 2026 vient de rebattre les cartes. Le nouveau zonage officiel du retrait-gonflement des argiles (RGA), publié dans le cadre du troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (Pnacc-3), porte désormais à 55 % la part du territoire métropolitain exposée à un aléa moyen ou fort — contre 48 % en 2020. Ce sont désormais 12,1 millions de maisons individuelles qui se trouvent en zone concernée, soit 61,5 % du parc. Et à compter du 1er juillet 2026, les règles de construction s’appliquent dans ces nouvelles zones. Source : Actu-Environnement, février 2026.

Pourtant, le RGA reste l’un des risques naturels les moins connus du grand public, et souvent sous-estimé par les professionnels du bâtiment eux-mêmes. C’est un phénomène silencieux, progressif — qui ne fait pas la une des journaux comme une inondation ou un séisme. Mais ses conséquences sont considérables : le RGA représente aujourd’hui
Mais ses conséquences sont considérables : le RGA représente aujourd’hui 70 % des coûts du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles en France, soit environ 1,5 milliard d’euros par an. Rien qu’en 2022, il a coûté plus de 3 milliards d’euros à la collectivité et aux assureurs.
Et ce n’est qu’un début. Selon les projections de la Caisse centrale de réassurance, le changement climatique entraînera une augmentation de la sinistralité comprise entre 49 % et 162 % d’ici 2050. Le BRGM confirme cette trajectoire avec un indicateur de sécheresse RGA en forte hausse après 2045, particulièrement dans le nord-est et le sud-ouest du pays. Lire l’analyse du BRGM.
Face à ce constat, deux questions s’imposent : comment construire correctement sur un sol argileux ? Et que faire quand une maison existante commence à se fissurer ?
Cet article vous donne les clés techniques pour comprendre le mécanisme du RGA, anticiper le risque en construction neuve, et agir efficacement sur le bâti existant — avec les bonnes solutions, dans le bon ordre.
Comprendre le RGA : ce qui se passe vraiment sous vos fondations
La mécanique de l’argile : une éponge sous votre maison
L’argile est une roche dite meuble, dont le comportement est directement lié à sa teneur en eau. Certains minéraux argileux — comme la smectite — sont capables de retenir de l’eau dans leur structure en millefeuille. Ce mécanisme, à l’échelle microscopique, a des conséquences macroscopiques très concrètes sur vos fondations.
En période de pluie ou de réhydratation du sol, l’argile absorbe l’eau et gonfle. En période de sécheresse prolongée, elle se dessèche et se rétracte. Ces variations de volume sont lentes et progressives — rien à voir avec un séisme — mais elles sont cycliques, répétées année après année, et peuvent atteindre jusqu’à 10 cm de déplacement en surface.
Ce mouvement alternatif crée des contraintes mécaniques différentielles sur les fondations : le sol ne bouge pas uniformément sous une construction. Certaines zones se rétractent plus que d’autres — en fonction de la végétation, de la topographie, de l’exposition au soleil, de la présence de canalisations ou d’une dalle imperméabilisante. C’est cette hétérogénéité qui génère les désordres.
À noter : dans le contexte actuel, ce phénomène s’amplifie. Les sols sont de plus en plus secs, plus en profondeur, et même des terrains faiblement argileux sont désormais concernés avec l’intensification des sécheresses.
Les désordres visibles sur le bâtiment : savoir reconnaître les signes
Les manifestations du RGA sur une construction sont caractéristiques. Elles apparaissent rarement d’un coup : elles progressent, s’aggravent d’une sécheresse à l’autre, et s’installent dans la durée si rien n’est fait.
En façade et sur les murs :
- Fissures obliques en escalier suivant les joints de maçonnerie
- Fissures aux angles des ouvertures (fenêtres, portes)
- Ces fissures s’ouvrent en période sèche et se referment partiellement en période humide — un indice fort d’une cause RGA
Sur la structure :
- Distorsion des portes et fenêtres qui ferment mal ou grippent
- Détachement des éléments jointifs à la construction principale (garages accolés, perrons, terrasses)
- Dislocation des dallages et des cloisons intérieures
En sous-sol et réseaux enterrés :
- Rupture de canalisations enterrées (branchements eau potable, eaux usées)
- Une fuite non détectée aggrave en retour la teneur en eau du sol localement, créant un cercle vicieux
Pourquoi les maisons individuelles sont les plus vulnérables
Les maisons individuelles concentrent l’essentiel des sinistres RGA. Elles cumulent plusieurs facteurs de vulnérabilité que les immeubles collectifs n’ont généralement pas.
Fondations superficielles. Entre 0,50 m et 0,80 m pour des constructions courantes, alors que les mouvements argileux peuvent se produire jusqu’à plusieurs mètres de profondeur.
Faible rigidité d’ensemble. Un immeuble collectif en béton armé forme un bloc solidaire qui résiste mieux aux déformations différentielles. Une maison individuelle en maçonnerie traditionnelle est beaucoup plus sensible aux mouvements localisés.
Hétérogénéité du sol sous la même empreinte. Une zone ombragée ne se comporte pas comme une zone exposée au soleil, un côté planté d’arbres ne se dessèche pas comme un côté bétonné. Ce différentiel suffit à générer des fissures structurelles.
Diagnostiquer : mon terrain est-il concerné ?
Le nouveau zonage 2026 : une carte qui change tout
Pendant longtemps, le RGA était perçu comme un risque du Sud — Bassin aquitain, pourtour méditerranéen, vallées argileuses du Centre. Cette vision est désormais caduque.
Le nouveau zonage porte à 55 % du territoire métropolitain la part exposée à un aléa moyen ou fort. Les régions les plus impactées par cet élargissement sont le Grand-Est (53 % de la superficie, contre 41 % avant), l’Auvergne-Rhône-Alpes (49 % contre 33 %), la Bourgogne-Franche-Comté (74 % contre 58 %) et le Centre-Val de Loire (90 % contre 82 %). Ce nouveau zonage s’applique aux promesses de vente et contrats de construction conclus à compter du 1er juillet 2026.
👉 Vérifiez l’exposition de votre parcelle sur Géorisques.gouv.fr — le portail officiel des risques naturels en France.
La loi ELAN : ce que la réglementation impose déjà
Depuis le 1er octobre 2020, la loi ELAN impose deux obligations en zone d’aléa moyen ou fort :
Pour la vente de terrain :
- Fourniture d’une étude géotechnique préalable de type G1, annexée à la promesse de vente
- Identification de la nature des sols et des risques géotechniques présents
Pour la construction :
- Une étude de sol G2 pour dimensionner les fondations en fonction de la configuration réelle de la maison
- Définition de la profondeur requise, du type de structure adapté, et des mesures préventives
Pour en savoir plus sur le cadre réglementaire, consultez la page dédiée du ministère de la Transition écologique.
Les facteurs aggravants : ce qui amplifie le risque sur votre chantier
L’exposition d’un terrain à un aléa RGA ne détermine pas à elle seule la sévérité des désordres. Plusieurs facteurs aggravants doivent être évalués lors du diagnostic :
La végétation à proximité immédiate. Les racines des arbres exercent une succion sur le sol jusqu’à 5 mètres de profondeur, accélérant considérablement le dessèchement des argiles en été.
La gestion des eaux pluviales. Une contre-pente, une descente de gouttière mal orientée, ou un dallage qui crée un gradient d’humidité brutal amplifient les mouvements différentiels.
L’hétérogénéité du sous-sol. Alternance de poches argileuses et de zones rocheuses ou sableuses sur quelques mètres — seule une étude G2 le capture.
La topographie et l’exposition. Un terrain fortement exposé au sud-ouest sèche beaucoup plus vite qu’un terrain plat et ombragé.
| 📌 Le test terrain en 30 secondes |
| Prélevez une petite quantité de sol humide et tentez de la modeler en boule entre les paumes. |
| Si elle reste plastique et malléable sans s’effriter, la teneur en argile est significative et le risque RGA mérite d’être évalué sérieusement. |
| Ce test rudimentaire ne remplace pas une étude géotechnique G2, mais il donne une première indication utile lors d’une visite de terrain. |
En construction neuve : les bonnes pratiques dès la conception
Le guide de prévention RGA 2025 du Cerema et du CSTB distingue deux grandes catégories de solutions : les solutions horizontales (agir sur l’environnement du bâtiment pour limiter les variations d’humidité du sol) et les solutions verticales (agir sur la structure elle-même). Les deux sont complémentaires et doivent être pensées ensemble dès la phase de conception.
L’étude de sol G2 : la base non négociable
Avant toute chose, une étude géotechnique de type G2 est indispensable pour tout projet de construction sur terrain en zone d’aléa moyen ou fort. Elle détermine la profondeur et le type de fondations adaptés, et les mesures constructives à respecter.
Les seuils minimaux généralement retenus sont de 0,80 m en zone d’aléa modéré et d’au moins 1,20 m en zone d’aléa fort. Si l’étude révèle des couches non argileuses en profondeur, des fondations profondes sur pieux ou micropieux peuvent être préconisées.
Ne pas faire réaliser cette étude, c’est concevoir des fondations à l’aveugle. Le surcoût d’une G2 — quelques milliers d’euros — est sans commune mesure avec celui d’une reprise en sous-œuvre sur une maison fissurée.
Rigidifier la structure : chaînages et joints de fractionnement
Deux approches complémentaires sont à combiner pour que la structure résiste aux contraintes différentielles du sol argileux.
Les chaînages structurels solidarisent l’ensemble de la construction et répartissent les efforts : chaînages horizontaux continus à chaque niveau de plancher, chaînages verticaux aux angles saillants et rentrants de la maçonnerie.
Les joints de fractionnement désolidarisent certaines parties de l’ouvrage pour leur permettre de se déplacer indépendamment sans endommager la structure principale. C’est exactement le principe des joints de dilatation ADESOL : ménager dans la structure un espace contrôlé qui absorbe les mouvements différentiels avant qu’ils ne génèrent des fissures.
Ces joints sont particulièrement importants aux jonctions entre volumes de nature ou de fondation différentes : maison + garage accolé, corps du bâtiment + extension, constructions en L ou en T.
👉 Pour aller plus loin : L’importance du joint de dilatation sur les murs et façades
Protéger les fondations des variations d’humidité
L’objectif n’est pas d’empêcher l’argile de bouger — c’est sa nature — mais de limiter les variations de teneur en eau qui amplifient ces mouvements.
La ceinture étanche périphérique imperméabilise le sol sur au moins 1,50 m de large autour de la construction, pour empêcher l’évaporation directe en période sèche et limiter l’accumulation d’eau près des fondations en période humide.
Le drainage périmétrique (conforme au DTU 20.1 annexe C) évacue les eaux infiltrées vers un exutoire. Le réseau d’eaux pluviales doit être rigoureusement séparé du réseau de drainage des fondations.
La gestion de la végétation doit être intégrée dès la conception : éviter toute plantation d’arbres à enracinement profond à moins de 5 à 10 mètres de la construction.
Traiter les joints de dilatation des dallages et planchers
Sur les surfaces horizontales — dallages béton, planchers sur terre-plein, dalles de terrasse — les mouvements du sol argileux créent des contraintes de cisaillement qui fissurent ou soulèvent les surfaces. Les couvre-joints de sols ADESOL habillent et protègent ces joints en assurant la continuité de la surface tout en permettant les mouvements relatifs des deux rives. Disponibles en aluminium, inox ou laiton, pour tous types de trafic.
Pour les dalles béton soumises à des efforts de cisaillement importants, les goujons de transfert de charges ADESOL maintiennent les dalles à l’horizontale sans gêner leurs mouvements dans le plan, assurant la reprise des efforts tranchants entre deux éléments indépendants.
👉 Pour aller plus loin : Joints de construction béton : comment calfeutrer vos joints de dilatation
Sur l’existant : réparer et protéger une maison déjà touchée
Avec l’élargissement du zonage 2026, de nombreux propriétaires se retrouvent concernés sans l’avoir anticipé. La bonne nouvelle : des solutions existent. La mauvaise : elles doivent être appliquées dans le bon ordre.
La règle d’or : ne jamais reboucher les fissures en premier
Reboucher une fissure sur une maison dont le sol argileux continue de bouger, c’est appliquer un pansement sur une fracture ouverte. Dès la prochaine sécheresse, les mouvements rouvriront les fissures — souvent de façon plus prononcée qu’avant.
L’ordre correct est : stabiliser le sol → conforter les fondations → réparer la structure → traiter les fissures en surface. Brûler une étape, c’est s’assurer de tout recommencer.
Étape 1 — Le diagnostic : comprendre avant d’agir
Un diagnostic complet doit porter sur trois dimensions : la maison (structure, fondations, désordres), le sol (nature, profondeur des couches argileuses), et l’environnement (végétation, gestion des eaux, topographie, réseaux enterrés).
| 📌 À savoir : le fonds de prévention argile |
| L’État a lancé un fonds de prévention argile, actuellement en phase pilote dans 11 départements. |
| Il permet aux ménages éligibles d’accéder à une aide financière pour réaliser un diagnostic de vulnérabilité et financer des travaux de prévention — avant même l’apparition de sinistres. |
| Vérifiez votre éligibilité sur fonds-prevention-argile.beta.gouv.fr. |
Étape 2 — Stabiliser le sol : les solutions horizontales en priorité
Conformément à l’approche Cerema/CSTB 2025, les solutions horizontales sont à privilégier en premier : plus efficaces, plus faciles à mettre en œuvre, et moins coûteuses que les interventions sur les fondations.
Ceinture étanche périphérique. Géomembrane horizontale enterrée sur au moins 1,50 m autour du bâtiment, orientée vers l’extérieur avec une légère pente de 2 % minimum.
Correction des eaux de surface. Reprendre les contre-pentes, vérifier les descentes de gouttières, créer un dispositif de collecte des eaux pluviales éloigné du bâtiment.
Gestion de la végétation existante. Abattage ou élagage des arbres proches — attention : l’abattage brutal d’un arbre mature peut provoquer un regonflement rapide du sol. Une intervention progressive est préférable.
Étape 3 — Conforter les fondations si nécessaire
Les plots béton armé. Reprise en sous-œuvre : mise à nu locale des fondations et coulée de massifs béton armé sous les semelles existantes, à une profondeur suffisante pour dépasser la zone argileuse instable.
L’injection de résine expansive. Technique moins invasive : injection d’une mousse expansive sous le bâtiment via de petits forages. La résine comble les vides et stabilise les fondations sans terrassement. Doit être précédée d’une étude de sol complète.
Étape 4 — Réparer la structure et insérer des joints de rupture
Une fois le sol stabilisé et les fondations confortées, il est possible d’intervenir sur la structure : renforcement des chaînages, rigidification des éléments fragiles, et insertion de joints de rupture par découpe là où les mouvements différentiels ont été les plus importants.
En façade extérieure, les couvre-joints de façade ADESOL, fixés par système de clips, protègent les joints nouvellement créés contre les infiltrations d’eau tout en offrant une finition propre et durable. Disponibles en aluminium anodisé ou PVC, dans de nombreuses teintes et finitions RAL.
En intérieur — murs et plafonds — les couvre-joints de murs et plafonds ADESOL traitent les joints de dilatation traversants en absorbant les variations dimensionnelles de la structure tout en maintenant la continuité des surfaces.
Sur les dallages intérieurs fissurés, les couvre-joints de sols ADESOL traitent les joints de fractionnement créés en rénovation, avec une finition adaptée au trafic et aux contraintes esthétiques.
👉 Pour aller plus loin : Comment choisir ses couvre-joints de dilatation en 5 étapes
👉 Pour aller plus loin : Protéger les joints de dilatation extérieurs avec des couvre-joints
La question de l’assurance
La prise en charge des désordres RGA par l’assurance est soumise à une condition préalable : la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle dans la commune concernée, par arrêté interministériel. Sans cette reconnaissance, les réparations restent à la charge du propriétaire.
Les travaux de prévention réalisés avant l’apparition des sinistres ne bénéficient d’aucune aide des assureurs — mais ils permettent d’éviter des sinistres dont le coût moyen est très largement supérieur au coût des mesures préventives. C’est précisément l’objet du fonds de prévention argile de l’État.
Cas particulier : quand le RGA rencontre le risque sismique
Un cumul de risques concentré dans le Sud de la France
Dans plusieurs régions françaises, le RGA se cumule avec un autre aléa : le risque sismique. Les zones 3 et 4 de la carte sismique — Alpes, Pyrénées, vallée du Rhône, Provence — correspondent précisément à certains des territoires les plus exposés au RGA : sols argilo-marneux du Bassin aquitain, argiles du pourtour méditerranéen, formations quaternaires de la vallée du Rhône.
Le séisme du Teil, survenu en novembre 2019 en Ardèche (zone sismique 3, sur des formations géologiques comprenant des niveaux argileux), a constitué un rappel brutal de cette réalité. Il a provoqué des dégâts importants sur un bâti local dont une partie présentait déjà des fragilités liées aux mouvements différentiels du sol.
Deux risques distincts, des contraintes qui s’additionnent
Le RGA génère des mouvements lents, progressifs et cycliques — de l’ordre du centimètre, sur des semaines ou des mois. La structure doit absorber ces déformations graduelles sans se fissurer.
Le séisme génère des mouvements soudains, violents et multidirectionnels — quelques secondes, avec des amplitudes pouvant atteindre plusieurs dizaines de centimètres. La structure doit résister à un choc brutal et permettre l’évacuation des occupants.
Un joint de dilatation classique, dimensionné pour absorber les mouvements thermiques et hydriques lents, n’est pas conçu pour résister à un mouvement sismique rapide et de forte amplitude. En zone de cumul, il faut des solutions qui répondent aux deux exigences simultanément.
Les couvre-joints sismiques ADESOL : une solution pour les zones à double aléa
Les couvre-joints sismiques ADESOL sont conçus pour répondre aux exigences parasismiques les plus strictes tout en garantissant la continuité du bâti. Ils couvrent des joints jusqu’à 1 mètre de large et acceptent des mouvements de +/- 20 mm à +/- 1 000 mm pendant et après le séisme. Disponibles pour les sols, murs, façades et plafonds.
Point technique clé : contrairement au joint de dilatation classique, le joint parasismique est spécifiquement dimensionné pour ne pas exercer d’effort mécanique notable sur les blocs qu’il relie lors d’un mouvement rapide. Un joint trop rigide qui bloquerait les oscillations asynchrones reporterait les efforts sur la structure et aggraverait les dégâts.
Pour les façades en zone sismique, le couvre-joint K WALL 2 intègre un double insert caoutchouc avec isolant thermique et phonique, assurant la continuité de l’enveloppe énergétique même sur les constructions parasismiques — idéal pour les projets à très haute performance énergétique en zone de cumul.
👉 Pour aller plus loin : Pourquoi des couvre-joints de dilatation des murs extérieurs ?
Le RGA n’est pas une fatalité : c’est un risque qui se gère
Le retrait-gonflement des argiles est aujourd’hui l’un des risques naturels les mieux documentés et — bonne nouvelle — les mieux maîtrisables du secteur de la construction. Le nouveau zonage de janvier 2026 n’est pas une mauvaise nouvelle en soi : c’est une invitation à anticiper, à intégrer ce paramètre dès la conception, et à agir sur le bâti existant avant que les premières fissures n’apparaissent.
En construction neuve : étude G2 rigoureuse, fondations adaptées à la profondeur de la couche argileuse, ceinture étanche périphérique, joints de fractionnement correctement dimensionnés et habillés aux points de fragilité structurelle.
Sur le bâti existant : respecter l’ordre des interventions (stabiliser → fondations → structure → fissures), et mobiliser le fonds de prévention argile de l’État pour les ménages éligibles.
En zone de cumul RGA + risque sismique : des solutions spécifiques existent pour répondre simultanément aux deux types de sollicitations.
ADESOL accompagne les professionnels de la construction à chaque étape : du joint de fractionnement en neuf au couvre-joint de rénovation en façade, du dallage industriel au projet parasismique en zone à double aléa. Notre bureau d’études est à votre disposition pour vous aider à identifier les solutions adaptées à chaque configuration.
👉 Vous avez un projet sur terrain argileux ? Contactez notre équipe technique : adesol-groupe.com/contact
Sources et références :
Ministère de la Transition écologique – Loi ELAN et sols argileux : cadre réglementaire construction
Cerema & CSTB – Guide de prévention RGA 2025 : mesures de prévention, d’adaptation et de remédiation
BRGM – Changement climatique : un indicateur pour prévoir les risques de maisons fissurées (septembre 2025)
Ministère de la Transition écologique – Arrêté du 9 janvier 2026 portant nouveau zonage d’exposition au RGA
Caisse Centrale de Réassurance (CCR) – Projections sinistralité RGA 2050
Préfecture de Meurthe-et-Moselle – Expérimentation fonds de prévention argile (décembre 2025)
Actu-Environnement – Le phénomène RGA touche désormais 55 % du territoire hexagonal (février 2026)
Géorisques.gouv.fr – Portail national des risques naturels